Analyse de terre – mesurer la pollution de son sol

Comment savoir si votre terrain est propre à la culture des légumes ou des fruits ? Si le sol du futur potager ne contient pas de polluants qui pourraient se retrouver dans les récoltes ?

C’est ce que j’ai voulu savoir lors de la création d’un potager et d’un verger en ville. Il est facile d’analyser les éléments nutritifs et le pH, mais pour les polluants, les choses se compliquent.
Après avoir écumé le net, j’ai contacté une dizaine de laboratoires susceptibles de fournir une analyse aux particuliers. Deux m’ont répondu positivement :

J’ai envoyé un échantillon à SADEF, qui me semblait relativement abordable au niveau prix. L’analyse comportait :

  • le « menu » (eh oui, comme au resto!) « 7 éléments métalliques trace » :
    Cuivre, Zinc, Nickel, Chrome, Plomb, Cadmium, Mercure
  • les hydrocarbures
  • l’arsenic et le sélénium, que j’ai ajoutés en option

Et surprise-surprise, voici le résultat :

rapport-sadef-small

Le plomb explose le score !
La norme maxi est dépassée de 3 fois.

Donc, un potager / verger ne serait pas raisonnable dans ces conditions. Un apport massif de bonne terre végétale serait nécessaire. Après avoir isolé le terrain existant, d’une manière qui reste à déterminer…

Voilà, le coût n’est pas négligeable (autour de 250 €), mais j’ai évité d’intoxiquer la famille. Je vous invite donc à analyser la pollution de votre sol si vous consommez une partie importante de vos légumes ou fruits.

Le jardin de cottage – 3 : les plantes

jardin-cottage-plantesLe style de jardin cottage fait la part belle aux plantes : aromatiques, médicinales, légumes, auxquels sont venues s’ajouter des ornementales. On retrouve un certain nombre de constantes dans les plantes utilisées. Les herbacées qui se ressèment permettent d’occuper l’espace sans trop d’effort, et apporte le côté naturel et un peu fouillis typique du jardin de cottage…

La suite se trouve sur le site paysagiste : les plantes du jardin de cottage.

Les jardins du Kent : Sissinghurst

Sissinghurst est l’un des jardins anglais les plus connus. Il n’y a qu’a voir la taille du parking pour comprendre que c’est une célébrité !

Ce jardin est souvent cité comme incarnant le style cottage. Il est vrai qu’il y a un vaste potager, dont on peut acheter les légumes. Et quand l’heure de la fermeture est passée, il y a la « Honesty Box » :  on se sert, et on met la monaie dans la boîte. Quel beau sens de la moralité possèdent ces anglais !

Pour ma part, je trouve que c’est un joli jardin aux multiples facettes (et pas forcément « cottage »), comme les précédents jardins anglais de cette série. Les pourtours sont tout aussi intéressants, avec des étangs, une très belle rivière canalisée, et la campagne anglaise qu’on découvre à chaque détour de sentier.

Voir les photos du jardin de Sissinghurst

Les jardins du Kent : Great Comp

Un jardin anglais où les plantes vivaces poussent à foison. De petits sentiers permettent de passer d’une salle végétale à une autre. Le parcours est agrémenté d’éléments suscitant la curiosité, comme un point focal, ou le son de l’eau qui joue. Un des plus beaux jardins parmi ceux que j’ai visités cet été dans le Kent.

Voir le jardin : photos de Great Comp garden

Le jardin de cottage – 2 : les éléments structurants

Second volet sur le jardin de style cottage, pour présenter tous les éléments qui structurent le jardin : clôture, allée, arche, portillon, abri…
Tout cela constitue des constantes dans le style cottage, et permet, en plus du foisonnement de plantes, de donner beaucoup de caractère à ce type de jardin.

La suite se trouve sur le site paysagiste : les éléments structurants du jardin de cottage.

Les jardins du Kent : Chartwell

J’ai eu la chance cet été de visiter les jardins d’Angleterre, dans la région du Kent. C’est la région au Sud-Est de Londres. On peut y voir de très beaux jardins, bien entretenus, avec une profusion de plantes. Très différents de la rigueur française classique !

Premier jardin : Chartwell.

Des ambiances variées jalonnent le parcours : une immense pelouse avec un étang, une roseraie entièrement jaune, un grand potager, un massif d’annuelles gigantesque, avec une enfilade de pois de senteur, très prisés en Angleterre…

Voir les photos de Chartwell gardens

Le jardin de cottage – 1 : les origines

La haute saison du jardin se terminant, que diriez-vous d’étudier au chaud les styles de jardins ?
Voici la première partie d’une série sur le jardin de cottage, un jardin où les fleurs et plantes comestibles sont à l’honneur, dans une ambiance des plus campagnardes.

Commençons donc par les origines, plusieurs siècles en arrière dans la campagne anglaise.
La suite se trouve sur le site paysagiste : les origines du jardin de cottage.

Les purins et préparations de plantes : ortie, consoude, prêle…

Les préparations à base de plantes sont une manne pour le jardinier : très faciles à réaliser, gratuites, elles permettent d’assurer une excellente fertilisation des plantes, comme le purin d’ortie et le purin de consoude. Ces purins sont riches en azote, en potasse, et oligo-éléments.

Tous les purins ou macérations de plantes, grâce aux polyphénols libérés lors de leur décomposition, ont également une action fongicide. Ils aident en effet les cultures à mieux se défendre contre les attaques de champignons, en stoppant leur progression. En outre, la prêle apporte une action anti-fongique supplémentaire : elle renforce les tissus des végétaux grâce à la silice qu’elle contient. L’ail est également bénéfique dans cette lutte contre les champignons.

Enfin, les préparations de plantes (purins, macérations, ou décoctions) ont un effet insectifuge modéré : les purins, par le simple fait de dégager une odeur très forte, repoussent les insectes. De plus, l’infusion de tanaisie et la décoction d’absinthe possèdent des propriétés particulièrement répulsives contre les insectes indésirables.

Préparation des purins de plantes

Des indications spécifiques sont donnés dans les pages sur les purins d’ortie et de consoude, mais un certain nombre de règles sont valables pour toutes les préparations :

  • Toujours utiliser un récipient non métallique pour ne pas interférer dans le processus de fermentation. Le récipient peut être en terre cuite, en verre, en bois, ou en plastique.
  • Afin de limiter le mélange des déchets au purin, et donc la filtration en fin de processus, on peut placer les feuilles dans un filet, type filet à pommes de terre.
  • Utiliser de l’eau de pluie, car le chlore présent dans l’eau du robinet peut neutraliser certains principes bénéfiques des plantes.
  • Couvrir le récipient, mais non hermétiquement. Cela sert juste à limiter les mauvaises odeurs, l’échange avec l’air doit pouvoir se faire.
  • Remuer de temps en temps, idéalement tous les jours, pour oxygéner.
  • Une fois le purin prêt (au bout de quelques semaines), le filtrer pour pouvoir le conserver plus longtemps. Filtrer encore plus soigneusement pour l’utiliser en pulvérisation.

Modalités d’emploi du purin végétal

La plupart des purins et préparations nécessitent d’être dilués avant l’emploi. Par exemple, le purin d’ortie doit être dilué à 1 volume de purin pour 10 volumes d’eau environ.

On se gardera d’utiliser ses préparation juste avant la récolte des légumes ou des fruits. Un délai d’une ou deux semaines après la dernière application est raisonnable.

Préparations anti-fongiques

Pour aider une plante attaquée par un champignon, les préparations les plus efficaces sont :

  • La prêle, en décoction.
    Faire bouillir 100 g. de plante dans 1 l. d’eau, puis laisser infuser 24h. Diluer ensuite environ 10 fois.
  • L’ail, en décoction.
    Faire bouillir 100 g. de plante dans 1 l. d’eau. Puis diluer 10 fois.

Préparations insectifuges

Afin d’éloigner les indésirables sur une plante (ne les tue pas, les fait seulement fuir) :

  • L’absinthe
    En décoction.
    En purin dilué 10 fois, contre les limaces.
  • La tanaisie
    En infusion ou en purin.
  • L’armoise
    En macération (purin jeune).